L'insertion sociale et professionnelle

Fluctuations du marché ; niveau de qualification ; situation de santé ; situation de handicap ; précarité ; décrochage scolaire ; sortie de détention ; contexte familial, éducatif ou personnel complexe… Autant de situations spécifiques créent l’exclusion sociale qui nécessite le recours aux actions de l’insertion sociale et professionnelle.

Elle correspond au processus favorisant l’accès à un environnement socio-économique et favorisant le retour à l’emploi durable des personnes mises en marge de la société . De nombreuses politiques publiques et initiatives locales sont prises afin d’accompagner les jeunes et les personnes exclues du marché du travail à acquérir et développer une expérience professionnelle à moyen et long terme ainsi qu’une place reconnue dans la société. Insertion sociale et insertion professionnelle vont de pair car l’intégration sociale d’un individu passe essentiellement par la construction de son parcours professionnel qui l’amène à une stabilité et une autonomie.

À cause du fort taux de chômage et de l’évolution du climat économique aggravé par la crise sanitaire actuelle, les publics fragilisés ont plus que jamais besoin d’un accompagnement individualisé. L’objectif est là de trouver une réponse personnalisée et de construire un parcours professionnel et personnel aux demandeurs d’emploi. C’est ce qu’offrent les différents dispositifs d’insertion.

Les services publics prennent une place prépondérante dans le secteur de l’insertion et de la cohésion sociale. Outre les organismes de financement d’aides sociales, il y a parmi les principaux acteurs de l’accompagnement :

Emploi et formation

  • Pole Emploi qui assure un service public vers les demandeurs d’emploi dans leurs recherches d ’emploi et de formation ;
  • L’APEC (Association Pour l ’ Emploi des Cadres) qui conseille les cadres et jeunes diplômés dans leurs recherches d’emploi
  • Les Organismes de Placement Spécialisés Cap Emploi qui suivent le maintien dans l’emploi des personnes handicapées ;
  • L’AGEFIPH pour le secteur privé et le FIPHFP pour la fonction publique qui gèrent des fonds pour l’insertion professionnelle des personnes handicapées
Insertion et qualification
  • Les Structures d’Insertion par l’Activité Économique (SIAE) qui regroupent les entreprises d’insertion, les associations intermédiaires, les entreprises de travail temporaire d’insertion, les régies de quartier, les ateliers et chantiers d’insertion et les groupements d’employeurs pour l’insertion et la qualification ;
  • Les missions locales qui aident les 16 – 25 ans à s’orienter dans une voie professionnelle adaptée et à accéder à une vie sociale satisfaisante (mobilité, logement, santé, transport, etc ) ;
  • Le Service Pénitentiaire d’Insertion et de Probation (SPIP) qui a pour objectif la réinsertion post-carcérale au niveau social et professionnel des anciens détenus.

Accompagnement éducatif

  • L’Établissement Pour l’Insertion Dans l’Emploi ( EPIDE ) qui s’occupe des jeunes de 18 à 25 ans sans qualification sur le territoire métropolitain en leur proposant des services au niveau comportemental et professionnel. Pour les Outremer, c’est le Service Militaire Adapté (SMA) qui offrir a un parcours individualisé autour d ’ une formation à la vie collective et d’une formation professionnelle ;
  • Les réseaux FOQUALE avec les Structures de Retour à l’École ( SRE), CIO, MLDS…

En conclusion …

Quels que soient leurs difficultés, les personnes éloignés de l’emploi disposent d’un panel d’aides grâce à divers organismes présents sur le territoire. Elles contribuent au développement de l’employabilité et permettent la socialisation, la construction identitaire et l’acquisition d’un statut professionnel. Aux institutions publiques, s’ajoutent des acteurs locaux des sphères économique et associative qui renforcent l’action de l’insertion et la lutte contre l’exclusion sociale. Dans le prochain article, nous découvrirons les acteurs de l’insertion en Martinique.